Victor O - Terres Sainville

		 
				Le bitume chauffe sous mes pieds usés,
 La vérité sonne désabusée, 
Je ne suis plus soldat, et à grands fracas,
J’assume ma vie, je suis le « djumpy »
Il est loin le Sweet Island Dream,
Ici c’est plutôt Brutal Gettho Lean
On ne me voit plus, ne me regrette même plus,
Je suis un fantôme, une virgule dans la nuit,
Il y a pourtant du soleil en moi,
Un cœur qui bat au banc de l’espoir,
Je me rappelle ce que disait l’homme au visage africain au bord du trottoir
« Comme ils tuent les gazelles, demain, ils te tueront »
Requiem de l’universel, c’est le temps des chasseurs d’hommes
Et Babylone n’a pas d’pitié, pour ses soldats blessés
Alors laissez moi, oui j’ai dit, à mes nuits aux Terres Sainvilles…

Je suis une fille publique dominicaine,
Je donne du plaisir dans des rues malsaines,
Et pourtant j’enlace ce que vos vies délaissent,
Je sauve vos âmes mais vous tiens en laisse,
Je bois un peu, beaucoup par désamour,
Je tombe à genou pour une carte de séjour,
Même si le temps court, sur mon corps fantôme,
Pour les clés de ma tour, j’en baiserai des hommes…
Il y a pourtant du soleil en moi,
Un cœur qui bat au banc de l’espoir
Je me rappelle ce que disait l’homme au visage africain au bord du trottoir
« Comme ils tuent les gazelles, demain, ils te tueront »
Requiem de l’universel, c’est le temps des chasseurs d’hommes.
Babylone n’a pas d’pitié, pour ses soldats blessés
Alors laissez moi, oui j’ai dit, à mes nuits aux Terres Sainvilles…

Ô zanmi, ô tant aimée, au 23 d’une rue ensoleillée
Ici court le souvenir des hommes, à table en chœur au bar du silence
Je me demande, combien de moi ici
S’est réveillé aux portes de l’oubli
Je bénie le jour, le signe d’un ange
Où j’ai retrouvé la trace de la lune.
Il y a je sais, du soleil ici
Un cœur qui bat au rythme de la ville
Je me rappelle ce que disait l’homme au visage africain au bord du trottoir
« Comme ils tuent les gazelles, demain, ils te tueront »
Requiem de l’universel, c’est le temps des chasseurs d’hommes.
Babylone n’a pas d’pitié, pour ses soldats blessés
Alors laissez moi, oui j’ai dit, à mes nuits aux Terres Sainvilles…
Hmmm Hmmm Hmmm…