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22.95€ |
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DVD | New Under Blister
Genre : Documentaire
Label : Doriane Films
Parution : 2008
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Présenté par :
--> DORIANE FILMS & CINEMA PUBLIC FILMS
Un Film Réalisé par :
--> Atoine LEONARD-MAESTRATI
Avec Les Témoignages de :
--> Aimé CESAIRE
--> Henry BANGOU
--> Lilian THURAM
--> Daniel BOUKMAN...
1962 : la guerre d'Algérie se termine. Aux Antilles, la misère sévit
et des mouvements sociaux secouent la région. La France a un
besoin urgent de main-d' oeuvre non qualifiée.
Elle organise une migration de masse vers l'Hexagone.
C'est l'époque du Bumidom (Bureau pour le développement des
migrations dans les départements d'outre-mer).
Durant 20 ans cet organisme va pousser les jeunes Antillais
à venir travailler sur le continent, leur promettant un avenir radieux,
de postiers, douaniers, agents RATP, femmes de ménage...
et un billet de bateau... Un aller simple.
Ce film témoigne de ces voyages souvent sans retour.
Les exilés nous parlent des luttes, des réussites et des échecs,
de leurs espoirs et de la difficulté d'être Français noirs, donc à part.
Aujourd' hui, leurs enfants portent en eux l'héritage de cette génération
et subissent les difficultés d'intégration propres aux populations issues
de l'immigration. Ce film raconte une histoire cachée ou même ignorée
par nombre d'Antillais et de Français de la métropole.
En 1981 prenait fin le Bumidom. En décidant, vingt-cinq ans après,
de porter à l’écran cet épisode majeur et méconnu des Antilles,
on ne peut s’empêcher de penser que les auteurs ont souhaité faire
écho à une certaine actualité politique française. Le film revient
sur ce paradis illusoire auquel fait référence le titre, rouage
machiavélique d’une société postcoloniale, et s’interroge sur les
racines de ces descendants d’expatriés qualifiés de “négropolitains”.
Antoine Léonard-Maestrati et Michel Reinette ont adopté le point de
vue du documentaire, évitant ainsi tout voyeurisme et tout jugement
inique. La seule partie fictive est un exemple percutant du départ
des femmes en métropole (persuadées d’obtenir un “diplôme de femme
de ménage”) et donne de l’ampleur au film. ‘L’avenir est ailleurs’ fait
la lumière sur une “traite migratoire” non choisie, et si un parallèle avec
la traite négrière semble exagéré, il vient surtout souligner avec tristesse
la situation de cette population de Français noirs “entièrement à part”.
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